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Airdutemps 

 

Le corbeau, le renard et les promesses

 

corbeaurenardJe ne sais si l'on apprend toujours aux écoliers la fable Le corbeau et le renardMaître Corbeau, sur un arbre perché,t enait en son bec un fromage. Maître Renard, par l’odeur alléché, lui tint à peu près ce langage : « Hé ! bonjour Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. » À ces mots, le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. » Le Corbeau, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Loin de moi de vouloir plagier Jean de La Fontaine (1621-1695) mais je trouve que la conclusion de cette fable pourrait convenir à nos campagnes électorales.

Ce qu'un fabuliste ou affabulateur, c'est selon et chacun choisira, avait traduit par : "les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent".

Les hommes politiques ont-ils tort de formuler des promesses électorales qu'ils savent ne pas pouvoir réaliser ? Peut-être, c'est la loi non écrite du genre. Mais ceux qui les écoutent ont sans doute tort d'y accorder tant d'importance, ça c'est sûr.

Et puis à coup sûr, ils prennent aussi du plaisir à y croire ou à faire semblant et ensuite, ils sont déçus et se plaignent. Certains même en font tout fromage.

Bien sûr, il faut un minimum d'honnêteté de la part des candidats et qu'ils ne poussent pas trop loin le bouchon. Mais en démocratie, les campagnes électorales sont une fête ou devraient l'être. Elles sont là pour faire rêver. On ne peut pas toujours promettre "de la sueur, du sang et des larmes", bien que la formule ait de la gueule, il faut le reconnaitre. Mais c'était une autre époque "mon bon Monsieur." On peut y croire modérément un court instant mais pas plus. Faut pas être con non plus !

Remarquez, on tape toujours sur les politiques, mais regardez les artistes, les intellectuels, les journalistes et bien d'autres (vous en connaissez peut-être autour de vous)  qui dénoncent les injustices, qui vilipendent la société et qui en même temps en profite très largement, c'est pareil. Non !

Alors, si on y a cru dur comme fer, il ne faut pas venir ensuite se plaindre. Qui a tort, qui a raison dans tout ça ? La malhonnêteté, l'hypocrisie, ce n'est pas bien, mais la connerie ce n'est pas mieux !

Richard Jean Pierre.